Je ne crois ni en nous, ni en mon nom.
Je suis, je me sens, pleine de tant de déraisons,
Que je crois qu'elle s'arrête là, ma destinée.
Si faible, si craintive aux vagues qui me charrient,
Les rouages de mon être semblent déjà fatigués
Je crois que je sature, autant de mes peurs que de vos cris.
Alors où est l'espoir, et l'envie d'espérer ?
Si peureuse que je suis, si arrogants que vous êtes
Dois-je vivre dans cet irrespect qui vous sied si bien
Si dans votre étroitesse, aucune place vous ne me faite,
Et si je vois dans vos yeux que vous m'aurez oublié demain ?
Alors je crois que bientôt, je tirerai ma révérence,
Pour la mort de la différence, « vive » l'intolérance !

